Délices de la Fête des Mères

Me revoilà, après une très longue pause qui n’a d’autre raison autre que la paresse, j’en ai peur.

En notre belle patrie qu’est le Canada, la Fête des Mères a été célébrée dimanche dernier, le 14 mai, ce qui arrange ma mère qui est du coup célébrée deux fois plutôt qu’une. Pour cette occasion, nous sommes allés tester le brunch de Coco Frutti, une chaîne qui a remplacé Tutti Frutti au centre ville de Magog. Si nous avions un faible pour le brunch de Tutti Frutti – qui, en dépit de l’aspect « chaîne » vaut cent fois mieux en service et en aliment que le Caffuccino, c’est moi qui vous le dis – nous avons été conquis par le Coco Frutti.

Le service, en dépit d’un restaurant qui ne désemplissait pas (la queue s’étendait jusqu’à dehors quand nous sommes arrivés à 8h30 et toujours lorsque nous sommes sortis à 11h30) a été rapide, chaleureux et extrêmement courtois. Le menu varie entre 10,99 et 12,99 pour la plupart des plats et on en a pour notre argent. Les assiettes sont plus copieuses qu’elles ne l’étaient au Tutti Frutti, à un prix plus abordable et sans perdre en qualité. L’assiette Deluxe que j’ai choisi me proposait une crêpe fourrée aux bananes et nappée de chocolat servie avec deux gaufres et un pain doré à la cannelle croulant littéralement sous les fruits frais. Les fruits en question étaient délicieux, sucrés à souhait. Le pain doré, cuit parfaitement bien, pas cramé comme ça semble être la mode de la moindre chaîne à la mode. Seul bémol, j’aurais ajouté de la crème pâtissière à la crêpe. Mais ce n’est qu’une question de goût.

Le jus d’ananas et le café sont assez basiques sans être bas de gamme, ce qui est un atout. Le café est bien sûr à volonté. Le cadre est très sympathique, la décoration accueillante et chaleureuse. Un autre bémol : les aquariums, manifestement mal entretenus par la chaîne, en dépit des conseils que leur ont donnés les fournisseurs (que je connais personnellement puisqu’ils me fournissent également). Des aquariums de cette taille ne s’entretiennent pas une fois par mois !

En conclusion, un goût de reviens-y pour Coco Frutti qui remporte à mes yeux la première place en terme de qualité-prix à Magog. Sans détrôner l’incroyable variété du Restaurant antillais qui est un peu plus cher, mais ô combien chaleureux, Coco Frutti se vaut largement la 2e place en terme de qualité. Le Caffucino étant, pour les deux expériences que j’en ai eues, tout simplement immonde et cher. Les baguettes et les gaufres sont cramées (non non, pas grillées, brûlées sur toute leur surface), le café ressemble à de la pisse d’âne (le thé ne vaut pas mieux), le jus d’ananas, s’il n’est pas coupé avec de l’eau, est un mauvais concentré qui n’a vu l’ananas que de loin, et le service est d’une lenteur et d’une maladresse que l’on mettra sur le compte du quotient intellectuel végétal des serveuses.

Bref, si vous déjeunez à Magog un de ces jours, surtout pas le Caffucino 😉

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Le OMG Burger – 1175 rue King Ouest, Sherbrooke

★★☆☆☆

Le OMG Burger est un restaurant installé au sein d’une ancienne église restaurée. Le cadre est chaleureux : lounge, bar, salon en retrait ou tables intimes, espaces lumineux malgré le bâtiment ou sombres selon le degré d’intimité souhaité, musique pas trop agressive que l’architecture intérieure repensée a empêché de résonner, serveurs empressés et sympathiques, DJ en soirée, belle terrasse, belle cave à vin (quoi que les vins derrière les vitres, bof bof), viandes vieillies sur place (dixit les affichettes) et service assez rapides.

Mes flatteries s’arrêteront là. Je ne suis pas croyante, loin de là, mais j’ai toujours un peu de mal lorsque je vois des partis privés restaurer des bâtiments sacrés. J’ai vu de magnifiques bibliothèques construites dans une église, mais là, trop, c’est trop. Avec un nom pareil, vous vous doutez bien que le restaurant affiche ouvertement un côté blasphématoire. Et c’est le cas. Leur slogan ? « Le diable a élu domicile à Sherbrooke ». Les poignées en laiton de l’ancienne église Sainte-Thérèse (dont on a conservé les lourdes portes, mais dont on a jeté toute référence à la Sainte) sont deux cornes du diable et le reste est à l’avenant : couleurs tapageuses où le pourpre voisine le rouge vif. On est loin de la chaleur des vitraux, tout juste conservés, du silence du recueillement, de la haute stature d’un bâtiment imposant construit pour inviter à méditer sur sa personne. C’est beau, mais outrageux là où ils auraient pu faire quelque chose de grandiose.

J’ai cependant fait fi de mes a prioris. Après tout, j’étais là pour manger, pas autre chose. J’ai donc mangé. J’ai commandé un chocolat chaud auparavant. Proprement dégueulasse. Et je pèse mes mots. Je n’ai jamais bû un chocolat aussi immonde et pourtant j’en ai essayé ! Même les chocolats de Tim Hortons sont meilleurs.

Bon, manger on a dit. J’ai commandé un burger. Après tout, c’est leur spécialité. La carte propose donc une variété de burgers plus ou moins originaux. Il n’y a pas énormément de choix. Qu’on se le dise, je n’ai rien trouvé au premier coup d’œil qui me tente sur le champ. Sur le conseil d’une amie, j’ai toutefois choisi un Fu-Maison, burger à l’effiloché de porc et boudin, ayant un faible pour l’effiloché. Bon… comment dire. On m’avait vanté les mérites de ce restaurant et les prix (entre 16 et 20$ pour les burgers originaux) laissaient supposer au moins de la qualité, mais j’ai été déçue. Le boudin, trop sec, n’avait que peu de goût et l’effiloché était franchement décevant : j’en fais des meilleurs dans ma cuisine et sans avoir soit disant une viande vieillie depuis quarante jours. Le restaurant Panier PiqueNique, de Magog, en offrait de meilleurs lorsqu’il était encore ouvert.

Là, le pain était très sec sur le dessus, dégoulinant dessous. Très gros, très gras. Si ce n’était pas mauvais, ce n’était pas bon non plus et à ce prix là, je m’attendais vraiment à mieux. Les frittes juliennes servies en accompagnement étaient bien cuites, croustillantes mais un poil trop salé. De ce que j’ai vu, le reste des plats semble être à l’avenant : 17$ la poutine, les tartares sont cuits (!!!!), les œufs à 66° qui les accompagnent sont durs. Bref, ce restaurant ne présente qu’un intérêt limité à mes yeux : trop cher, trop clinclin et franchement pas original, ni dans la carte, pas vraiment prometteuse, ni dans les goûts. Je déconseille.

Rendez-vous au Antidote Foodlab la semaine prochaine !