La Reine des Neiges

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★★★☆☆

Dernier Disney en date, La Reine des Neiges tombe pile à point pour les vacances des fêtes. Une princesse un peu fofolle et sa soeur, reine discrète qui cache ses pouvoirs qui tiennent de la malédiction, voici pour les éléments clé d’Arendelle, royaume où vivent nos deux orphelines. Victime de ses pouvoirs, Elsa, la reine, va accidentellement geler son pays le jour même de son couronnement. S’en suivront tout un tas d’aventures loufoques au terme desquelles l’amour triomphera, bien sûr.

Un bon film de Noël. De fait, la salle était comble quand j’y suis allée, malgré la cinquième de sortie du film. Avant d’y aller, j’avais revu Anastasia. L’un comme l’autre présente l’une de ces éternelles histoires de princesses qui n’ont de princesses que le nom tant elles dérogent à l’étiquette ou s’amourachent de sans-le-sou, avec ce que cela suppose, chez Disney, de chansons.

Autant le dire tout de suite, malgré la présence de grands dans le public, avides sans doute comme moi de voir l’un de ces dessins animés qui ne sont plus pour les enfants depuis longtemps, La Reine des Neiges ne restera pas dans les annales de l’histoire pour moi. Il est vraiment un film pour les enfants. Et loin des meilleurs Disney… J’ai vu Planes, j’ai vu Monstres Academy (voir la critique ICI), j’ai vu Les Mondes de Ralph… et tous les autres Disney. Avec Raiponce, Rebelle ou Les Mondes de Ralph, je m’attendais à ce que Disney nous donne là un dessin animé alliant la magie d’une princesse comme Raiponce à un monde aussi complexe que celui de Rebelle. Et c’est presque le cas. Je dis bien presque.

 

La Reine des Neiges a plusieurs désavantages par rapport aux films précédemment cités. Moi qui suis midinette au possible et ai les chansons de pratiquement tous les Disneys sur mon iTunes, je suis désolée de vous l’apprendre, mais les chansons de ce dernier Disney sont nulles. Et longues en plus. Après avoir vu Anastasia, dont je connais les chansons par cœur, j’ai été un peu choquée par celles-ci, d’autant quelles sont nombreuses dans la première partie, comme pour combler le vide du scénario qui se met laborieusement en place. La seule qui paraisse intéressante est celle de la Reine, « Libérée » au début de la seconde moitié du film. Les autres tiennent du dialogue plus que de la chanson, ce qui est dérangeant.

 

Côté personnage, si le bonhomme de neige Olaf et le renne sont mignons, les autres personnages ne sont pas vraiment attachants. On passe trop vite sur les trolls qui ont pourtant du potentiel, on fait une fixette sur Anna, la sœur, qui devient de fait le personnage principal sans être l’héroïne. Quant à cette dernière, Elsa, la reine des neiges… c’est autour d’elle que se concentrent toutes mes déceptions. J’ai aimé ce personnage, oh que oui. J’ai été touchée, frappée par sa souffrance, sa peur est venue me prendre aux trippes. Une vraie recherche graphique autour d’elle, Disney a trouvé juste assez de magie pour créer un personnage beau, dans un superbe château de glace, avec des sentiments complexes. Mais… Elle n’est pas le personnage principal. On la voit moins souvent que sa sœur qui n’a à mes yeux aucun intérêt et pas même la carrure d’une vraie princesse Disney. Elsa. C’est Elsa que j’aurais voulu voir se battre, lutter pour s’en sortir, pour trouver des réponses à ses problèmes. Elle est belle, charismatique, un bijou de recherche psychologique, physique, sentimental. Mais non. C’est à sa sœur encore qu’on donnera la possibilité de « sauver le monde ». C’est pourtant le visage et la beauté d’Elsa que retiendront tous les spectateurs, c’est la magie de son château et de ses sentiments dont l’on se souviendra et non celle du triangle amoureux qui gravite autour d’Anna, triangle trop faible à mon goût et trop prévisible.

 

Bref, un film sympa pour les enfants qui y trouveront malgré tout un joli graphisme, des personnages sympathiques, quelques traces d’humour et sans doute une histoire facile, mais qui est simple, classique en somme. Pas un chef d’œuvre, mais un Disney tout de même.

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Le OMG Burger – 1175 rue King Ouest, Sherbrooke

★★☆☆☆

Le OMG Burger est un restaurant installé au sein d’une ancienne église restaurée. Le cadre est chaleureux : lounge, bar, salon en retrait ou tables intimes, espaces lumineux malgré le bâtiment ou sombres selon le degré d’intimité souhaité, musique pas trop agressive que l’architecture intérieure repensée a empêché de résonner, serveurs empressés et sympathiques, DJ en soirée, belle terrasse, belle cave à vin (quoi que les vins derrière les vitres, bof bof), viandes vieillies sur place (dixit les affichettes) et service assez rapides.

Mes flatteries s’arrêteront là. Je ne suis pas croyante, loin de là, mais j’ai toujours un peu de mal lorsque je vois des partis privés restaurer des bâtiments sacrés. J’ai vu de magnifiques bibliothèques construites dans une église, mais là, trop, c’est trop. Avec un nom pareil, vous vous doutez bien que le restaurant affiche ouvertement un côté blasphématoire. Et c’est le cas. Leur slogan ? « Le diable a élu domicile à Sherbrooke ». Les poignées en laiton de l’ancienne église Sainte-Thérèse (dont on a conservé les lourdes portes, mais dont on a jeté toute référence à la Sainte) sont deux cornes du diable et le reste est à l’avenant : couleurs tapageuses où le pourpre voisine le rouge vif. On est loin de la chaleur des vitraux, tout juste conservés, du silence du recueillement, de la haute stature d’un bâtiment imposant construit pour inviter à méditer sur sa personne. C’est beau, mais outrageux là où ils auraient pu faire quelque chose de grandiose.

J’ai cependant fait fi de mes a prioris. Après tout, j’étais là pour manger, pas autre chose. J’ai donc mangé. J’ai commandé un chocolat chaud auparavant. Proprement dégueulasse. Et je pèse mes mots. Je n’ai jamais bû un chocolat aussi immonde et pourtant j’en ai essayé ! Même les chocolats de Tim Hortons sont meilleurs.

Bon, manger on a dit. J’ai commandé un burger. Après tout, c’est leur spécialité. La carte propose donc une variété de burgers plus ou moins originaux. Il n’y a pas énormément de choix. Qu’on se le dise, je n’ai rien trouvé au premier coup d’œil qui me tente sur le champ. Sur le conseil d’une amie, j’ai toutefois choisi un Fu-Maison, burger à l’effiloché de porc et boudin, ayant un faible pour l’effiloché. Bon… comment dire. On m’avait vanté les mérites de ce restaurant et les prix (entre 16 et 20$ pour les burgers originaux) laissaient supposer au moins de la qualité, mais j’ai été déçue. Le boudin, trop sec, n’avait que peu de goût et l’effiloché était franchement décevant : j’en fais des meilleurs dans ma cuisine et sans avoir soit disant une viande vieillie depuis quarante jours. Le restaurant Panier PiqueNique, de Magog, en offrait de meilleurs lorsqu’il était encore ouvert.

Là, le pain était très sec sur le dessus, dégoulinant dessous. Très gros, très gras. Si ce n’était pas mauvais, ce n’était pas bon non plus et à ce prix là, je m’attendais vraiment à mieux. Les frittes juliennes servies en accompagnement étaient bien cuites, croustillantes mais un poil trop salé. De ce que j’ai vu, le reste des plats semble être à l’avenant : 17$ la poutine, les tartares sont cuits (!!!!), les œufs à 66° qui les accompagnent sont durs. Bref, ce restaurant ne présente qu’un intérêt limité à mes yeux : trop cher, trop clinclin et franchement pas original, ni dans la carte, pas vraiment prometteuse, ni dans les goûts. Je déconseille.

Rendez-vous au Antidote Foodlab la semaine prochaine !