Monstres Academy

★★★★☆

Est-ce que Monstres Academy (ou L’Université des Monstres) m’a séduite autant que Moi, moche et méchant 2 ? La réponse est oui et je lui mets volontiers quatre étoiles car je me suis bien amusée.

Quoi qu’en disent certains, l’esprit Pixar est toujours bien présent derrière ce film qui constitue une sorte de préquelle à Monstres & Cie. L’histoire nous présente donc les années d’université de Bob et Sulli, deux monstres que tout oppose en apparence : l’un est le fils à Papa qui maîtrise la pratique de la peur parce qu’il a ça dans le sang, le second est le fils de personne qui se base à fond sur la théorie pour réussir. De là naissent toutes les rivalités possibles entre eux, rivalités qu’ils devront mettre de côté s’ils veulent se démarquer des cohortes d’étudiants plus doués qu’eux.

C’est une histoire qu’on a vue cent fois dans des films sur les campus américains et les clichés ne manquent pas : professeurs vendus ou rigides, rivalités entre confréries aux dénominations plus ou moins grecques, cours et activités estudiantines, mauvaises nourritures de cafétéria, mise au banc des ratés, traditions de bizutage, etc. Cependant, l’intrigue se sert de ses clichés comme tremplin. Loin d’être une répétition d’un modèle qui n’intéresse plus personne, Monstres Academy contourne les stéréotypes et se les approprie avec une spontanéité charmante. Et c’est là tout l’esprit de Pixar : voir autrement ce que nous avons sous les yeux.

Après avoir revisité le monde des jouets des enfants (Toy Story), les studios Pixar nous présentent donc les peurs des enfants, les monstres des placards et leurs moindres secrets. Si le cadre est peu original, j’en conviens, les personnages sont plein de ressources. La directrice de département rigide et proprement monstrueuse est brillante, savoureuse par son discours et sa crédibilité. Les querelles entre étudiants sont justes, touchantes. Leurs déceptions, leurs espoirs sont les nôtres.

Et dans ce film, c’est bien sûr par l’humour qu’on nous arrache à notre siège pour nous transporter dans le monde de l’émerveillement. Comme souvent, ce sont les petits personnages de seconds rôles qui pimentent agréablement le récit par des scènes enlevées et rigolotes tout au long du film.

L’animation enfin est un pur bonheur. En 3D s’il vous plait, pour le plaisir de certaines scènes, bien que cela n’apporte pas vraiment plus à mon sens, si ce n’est la finesse des détails. On n’en est pas à la finesse des détails que l’on a découvert avec Rebelle, mais l’excellence est presque là, au rendez-vous. Le visuel est coloré, enjoué avant même que les personnages n’entrent en scène et le tout est fluide, très agréable à regarder.

Un autre excellent film à regarder en famille.

PS : non, je ne regarde pas QUE des films d’animation, je le jure !

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Une réflexion sur “Monstres Academy

  1. Pingback: La Reine des Neiges (20 novembre 2013) | Enola Deil

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