Les Schtroumpfs 2

★☆☆☆☆

Par un concours de circonstances désobligeant dont je vous épargnerai les détails, je me suis trouvée embarquée par des amis, direction cinéma. J’aurais aimé voir Wolverine, mais non, c’était les Schtroumpfs 2. Bon, ayant vu le premier sans « trop » de souffrance, je me suis dit « pourquoi pas ». Erreur fatale.

L’attrait de la nouveauté pouvait, à la rigueur, pardonner la faiblesse du scénario du premier opus. Ici, ce n’est même pas possible. Le scénario est pauvre et bourré de clichés. Cela part d’une crise existentielle de la schtroumpfette qui, en mode blonde, doute de sa personne, de sa bonté et de l’amitié des autres petits bonhommes bleus. D’un autre côté, Patrick – l’ami fidèle des schtroumpfs – vit une relation tendue avec son beau-père et règle une bonne fois pour toute une crise d’adolescence à laquelle tout adulte un tantinet censé se refuserait et qui tient du caprice : « tu n’es pas mon père ».

Bien sûr, les deux nœuds problématiques trouvent leurs résolutions dans une affusion de bons sentiments typiquement américaine : tout va bien dans le meilleur des mondes puisque tout le monde s’aime et l’amour triomphe de tout. Bon, ok, c’est un film pour jeune public, ok, faut que ce soit mignon et ok, ça traite des problèmes de familles recomposées. Mais tout de même, fallait-il tomber dans une telle niaiserie ? J’appelle ça prendre les enfants pour des cons. La Schtroumpfette, dans son délire de mal-aimée, n’est ni crédible, ni attachante. À peine attristante.

Si les rebondissements sont nombreux, ils ne sont pourtant pas très passionnants et même si le film ne dure qu’1h45, vous vous surprendrez peut-être à consulter votre montre une ou deux fois durant la projection. Le film se veut drôle, mais même ainsi, sur une salle comble, je n’ai pas entendu beaucoup de gens rire de concert. L’effet comique est relativement râté, malgré quelques bonnes scènes. La plupart du temps, les sourires et les rires sont navrés et consternés qu’amusés.

Côté graphisme, les effets sur les schtroumpfs sont aussi réussis que dans le premier opus. Sur le chat Azraël en revanche, c’est un fiasco complet : c’est mal fait, dérangeant et la voix du chat est franchement désagréable. Seul point positif à la 3D, les prises de vue de Paris, qui sont pourtant clichées, là encore, et ne montrent que les coins les plus touristiques de la ville lumière – avec des touristes japonais, s’il vous plait.

Enfin, la musique, très jeune et très tendance, accompagne relativement bien le film : cliché pour cliché, marketing pour marketing. Les adolescentes qui vous accompagneront pousseront sans doute la chansonnette.

Bref, je me suis ennuyée. Un film à éviter à mon avis, que je vous déconseille donc chaleureusement !

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