Kushiel – Tome 1 : La Marque, Jacqueline Carey

Mardi dernier, retour à la bibliothèque. Après y avoir emprunté L’âge des cinq de Trudi Canavan et ne pas l’avoir lu jusqu’au bout faute de temps à consacrer à la lecture, j’ai tenté de me replonger dans un roman pigé sur les étagères bien garnies de ma bibliothèque. Pour une fois, je ne suis pas déçue de la collection : beaucoup de science-fiction, beaucoup de fantasy. De quoi faire mon bonheur. Enfin presque, faut pas QUE exagérer quand même. J’ai donc emprunté le premier tome de la trilogie Kushiel, rédigé par Jacqueline Carey.

Présentation de l’auteur :

Américaine née en 1964, Jacqueline Carey a étudié dans l’Illinois où elle a obtenu un Baccalauréat en Littérature et Psychologie (B.A.). Lors d’un programme d’échange, elle travaille à Londres dans une petite librairie et décide à ce moment là qu’elle veut devenir écrivain. Kushiel – La Marque est son premier roman, publié en 2001 et traduit en français en 2008. Le roman obtient le prix Locus en 2002.

Résumé :

À première vue, synopsis intéressant : une enfant vendue par sa mère, éduquée par un noble, elle devient courtisane et espionne grâce à ses soins. Bon, soit. Qu’en est-il en réalité ? La Marque appartient à une trilogie, que complète les deux romans L’Élue et L’Avatar. La série Kushiel se compose également d’une autre trilogie, basée sur le personnage d’Imriel. Mais ça, c’est un autre débat.

La Marque donc. Vendue à la Cour de la Nuit, Phèdre – notez le nom et ricanez – est formée dans le but d’appartenir à l’une des treize maisons du plaisir qui composent la-dite cour. Chaque maison propose sa propre version des plaisirs. Vous avez bien compris. Donc, je récapitule : gentilles caresses, amours passionnelles, sado-maso. Bon. Or, cette douce enfant a un défaut : un point rouge dans son oeil droit. Une tare impossible à ignorer pour les dirigeants de la Cour de la Nuit, ce qui menace gravement l’avenir de Phèdre. Pourtant, un homme la sauvera de la perdition : Anafiel Delaunay. Il la forme à un nouveau rôle : celui d’espion sexuel. Séduire les hommes, assouvir leurs désirs les plus inavouables (sado-masochisme) pour mieux leur tirer des informations. Et ces informations sont des secrets parfois terribles menaçant la sécurité du pays.

Critique :

Premier chapitre, premières fausses notes : beaucoup trop d’informations, un chapitre destiné à planter le décor qui donne avant l’heure des données socio-politiques dont le lecteur n’a cure. Un narrateur très bavard qui nous dévoile à l’avance une tonne d’informations, ce qui le pousse à d’inutiles digressions. Bref, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas décrocher dès le premier chapitre.

J’en suis donc au chapitre 18 (sur 96, ce n’est ni plus ni moins qu’une brique, voire un annuaire, doté de surcroit d’une écriture très dense et compacte). L’héroïne a déjà été vendue – en quelques lignes –, a été formée – en quelques chapitres tout au plus –, et se trouve déjà être une courtisane et espionne de renom. Jusqu’à présent, l’héroïne est passée de 4 à 16 ans. En guise d’histoire, s’il y en a bien une, nous avons un récit noyé sous les considérations socio-politiques. Et l’on s’y perd ! Beaucoup trop de personnages, beaucoup trop de blabla. Je ne suis pas pour le nivellement par le bas en général. Et j’aime les histoires complexes. Mais il me semble que celle-ci l’est inutilement et qu’elle gagnerait à se simplifier.

Autre critique, et non la moindre : le fond de l’histoire. On a beaucoup écrit sur le thème des courtisanes, pas toujours de manière originale d’ailleurs, mais il y a des originalités auxquelles on s’adonne qui peuvent être dangereuses. J’ai donc trouvé très désagréable de me trouver confronter à une héroïne sado-masochiste dont on me raconte les plaisirs déviants avec juste ce qu’il faut de détails pour laisser entendre de quoi on parle, mais pas assez parce que quand même, la pudeur… ! Et cette pudeur est un véritable obstacle !! On nous bassine avec le fait qu’elle soit sado-masochiste, et on passe en deux lignes les scènes clé.

Il y avait un potentiel superbe dans cette histoire. Le personnage d’une courtisane séduisante et consciente de son pouvoir de séduction aurait pu être très bien développé pour ensorceler à la fois les autres personnages et les lecteurs. Au lieu de quoi, on baigne dans une intrigue trop complexe, auprès d’un personnage / un narrateur trop bavard qui ne nous séduit pas vraiment et pour lequel on n’a aucune empathie. Dommage donc.

Peut-être que la suite de l’histoire m’apportera une surprise (si je continue ma lecture), mais pour le moment, c’est mal parti.

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Camp Nano et autres nouvelles

Je n’ai pas envie d’écrire aujourd’hui, donc je vais au moins vous rendre compte de mon avancée.

 

Gémeaux

 

Après « Le Manoir aux Miroirs » – que je n’ai finalement pas envoyé à l’AT folies parce que j’avais passé trop de temps sur cette nouvelle (!!!) et qu’elle était trop longue (comme d’hab) – je tournais en rond sur d’autres projets, notamment « Le Baiser de la Mangrove », que j’ai commencé / continué sans plus de succès que les fois précédentes. Dommage car elle irait très bien pour l’AT « Bestiaire asiatique » qui finit le 31 juillet. À voir si j’ai le courage de la terminer d’ici là, après tout, on est en plein camp Nano.

Et puis j’ai discuté avec des amis de Cocyclic. Je vous ai déjà parlé de cette communauté ? Non ? Bon, faudra que je vérifie et que je vous raconte ça un de ces quatre. Bref, au final, il y avait un AT uchronique qui m’était passé sous le nez et qui rouvrait ses portes jusqu’à fin juillet. J’ai hésité entre deux nouvelles potentielles : « Gémeaux » et « Le Brasier de Cent Ans » (et me dites pas que les titres en français ne prennent pas de majuscules, je le sais).

Donc j’ai pondu une nouvelle en trois jours : « Gémeaux », ma toute première nouvelle uchronique. Elle part du principe que Jésus avait un frère jumeau. Qu’ai-je fait pour avoir une telle idée ? Je n’en sais strictement rien. Je sais juste que c’est une idée qui me trotte dans la tête depuis 2012. Il était temps qu’elle naisse. Des nouvelles dès qu’elle part ! Quant à la deuxième – « Le Brasier de Cent Ans », je la garde sous le coude pour plus tard. Sachez seulement qu’elle parle de la guerre de cent ans et qu’elle donne vie aux légendes bretonnes.

 

Camp Nano

 

Z’ensuite, comme je le disais, je suis en plein Nano, ce qui signifie que j’ai eu le droit, comme en avril, de m’autoflageller en me fixant un objectif à rallonge. 50 000 mots cette fois-ci, que j’ai montés à 54 000 au bout de trois jours d’écriture (vu que j’avais déjà écrit 8 000 mots en deux jours). Et je tiens à le préciser au cas où ça vous interpelle, il s’agit de mots écrits sur ma thèse ! Si si !

Je profite lâchement du Nano pour pouvoir avancer, sinon je ne vais jamais m’en sortir. J’espère vraiment finir le plus vite possible. Cela étant dit… J’ai écrit à fond pendant deux jours, ensuite j’ai écrit 6 500 mots sur ma nouvelle et après… bah je me suis passablement arrêtée. Je suis bloquée et incapable de redémarrer. Faut dire que le moral fait des siennes – a-t-on idée de faire yoyo en plein Nano aussi ! – et que j’ai pas mal bougé ces derniers jours entre la récupération et le tri de 150 bouquins que j’avais stockés chez des amis, les dits amis chez qui on a mangé déjà deux fois et six chatons qui courent partout dans la maison et vous déconcentrent toutes les dix minutes. Ah, je ne vous ai pas parlé des chatons tiens. Ce sera pour un autre jour, là, faut que j’écrive.

 

Des difficultés de grossesse

 

Mais avant, petit passage sur mes prochains projets : outre ma thèse, j’envisage de rédiger une autre nouvelle d’ici la fin du mois, sur les zombies ce coup-ci. Ce serait pour l’AT « Zombies » – lol. – et ce serait encore une première puisque je n’ai jamais écrit sur les zombies. Le plus comique, c’est que j’ai eu l’idée de deux nouvelles sur les zombies récemment. Enfin, récemment… disons il y a six mois hein ! Comme d’hab, j’ai un dossier « ID » dans lequel j’ai des documents qui traînent depuis quatre ans déjà.

Ça ne veut pas dire pour autant que ces idées sont pourries. Seulement, mes nouvelles naissent seulement quand elles le veulent. Ce qui signifie rarement quand j’en ai besoin, même pour un AT précis, voir « Le Baiser de la Mangrove » plus haut ! « Gémeaux », c’est vraiment l’exception qui confirme la règle ! Je suis donc condamnée à attendre pour le Baiser. Comme « Le Manoir aux Miroirs » me fait patienter pour sa correction, alors que « Gémeaux » s’est – presque – docilement laissé faire pour une troisième version. J’ai hâte de la soumettre et de voir si elle fonctionne. Je l’aime beaucoup cette nouvelle et c’est pour un AT publié dans une anthologie en plus. Ce qui signifie contrat possiblement rémunéré – et je me rends compte que je n’ai même pas demandé !! La fille vachement intéressée quoi 😀